Recherche rapide des infos sur l’épilepsie

Traduit par Corine Graham

Cette page est destinée à vous fournir des réponses rapides à vos questions sur l’épilepsie. Il suffit de cliquer sur l’un des sujets ou des questions ci-dessous pour voir la réponse, puis cliquez à nouveau pour fermer.

Merci de noter: Cette information est basée sur les pratiques vétérinaires des  États-Unis. Les traitements et la disponibilité des médicaments peuvent varier d’un pays à l’autre.

Comment puis-je gérer l’épilepsie dans mon programme d’élevage?

Comment le fait d’avoir un chien atteint ou porteur va-t-il impacter mon programme d’élevage?

La mesure dans laquelle ses plans de reproduction sont affectés par l’apparition d’un chien atteint ou porteur dans le pedigree horizontale ou verticale dépend de quand dans le pedigree le chien apparaît.  De toute évidence, les individus touchés ne doivent pas reproduire, pareil pour les apparentés proches (parents, descendants, frères et sœurs).

Mais qu’en est-il des chiens qui ne sont pas des apparentés proches de chiens atteints ?  Cette zone devient un peu plus gris, parce que s’il y a une très bonne raison de ne pas faire reproduire des apparentés proches de chiens atteint ou porteur, nous ne pouvons pas nous permettre d’éliminer tous les chiens dans le pool génétique qui répondent à ce critère – le faire risquera de diminuer trop le pool génétique au point qu’il ne resterait plus que des individus « libre d’épilepsie », mais qui eux pourrait avoir une fréquence plus élevée que la normale pour des gènes qui contribuent à une autre maladie génétique.    Etre apparenté à un chien souffrant d’épilepsie doit être considéré comme un défaut ; plus la relation est proche, plus le défaut est grand.  Pour les chiens qui ne sont pas des apparentés proches, le défaut doit être pesé contre les autres vertus et défauts de l’individu avant qu’une décision est prise.

La décision quant à savoir si ce type de chien doit reproduire est hautement personnelle et dépend en grande partie du confort que l’éleveur a de prendre le risque.  En tout cas, les personnes qui achètent des chiots de tout mariage haut-risque doivent être informés à l’avance que le risque que leur chiot soit porteur existe, afin qu’ils puissent faire les meilleurs choix possibles pour leur chien.

Comment puis-je évaluer le risque?

Le Service d’Analyse de Pedigree IDASH de l’ASHGI va évaluer le risque pour l’épilepsie ainsi qu’une variété d’autres maladies héréditaires, les défauts sur les chiens que vous possédez ainsi que les portées que vous avez fait.

Comment puis-je savoir quelles lignées sont connus d’avoir données l’épilepsie?

La meilleure façon de commencer à rechercher les lignées qui ont été touchés par l’épilepsie est de se faire des relations avec d’autres éleveurs et poser des questions (les éleveurs qui sont des supporteurs du programme 10-étapes de l’ASHGI sont un bon endroit pour commencer !).  Vous pouvez également faire des recherches de pedigree sur la base de données ouvertes sur la santé IDASH de l’ASHGI.  Parce que certaines personnes sont mieux informées que d’autres et certaines sont plus disposées à admettre quand il y a des problèmes, il est important d’obtenir la participation du plus grand nombre de personnes possible dans les lignées que vous recherchez.

Vous pouvez également être contacté par d’autres éleveurs qui recherchent vos lignées.  Pour aider cette races que nous aimons tous, s’il vous plaît soyez honnête et franc avec eux au sujet des parents atteints ou porteurs que vous connaissez, et demandez-les de vous tenir au courant s’ils trouvent des informations que vous n’avez pas.  Par la création de relations avec les autres et le partage d’informations, nous pouvons tous prendre des mesures pour éviter de faire des croisements « malchanceux ».

Quelles lignées ne sont pas touchées par l’épilepsie?

Malheureusement, l’épilepsie est devenu un problème très répandu chez les Aussies au point qu’il y a très peu, voir aucune, lignée qui n’a pas été touchée par la maladie.  Le seul conseil que nous pouvons donner est de faire des recherches approfondies sur les futurs mariages, en examinant l’historique familial élargi en incluant les frères et sœurs, les parents, tantes, oncles, grands-parents, etc. des partenaires potentiels.  En bref, vous devez examiner non seulement le pedigree « verticale » de votre chien, mais aussi le pedigree « horizontale ».  Les éleveurs responsables passeront le temps à le faire et connaitront le risque associé à leurs reproducteurs, et devraient être en mesure de vous donner des détails précis quant à l’incidence de l’EI dans leurs lignées.

Comment est héritée l’épilepsie primaire?

Personne ne sait avec précision, mais les quelques gènes identifiés à ce jour ne sont pas la cause de l’épilepsie dans toutes les races et, malheureusement, ne sont apparemment pas impliqués dans l’épilepsie du Berger Australien.  La seule chose qui est claire est que l’héritage est complexe : Il peut s’agir de plusieurs gènes, de la régulation des gènes (des choses font marcher/arrêter les gènes ou qui les augmentent/diminuent), ou des gènes qui confèrent des facteurs de risque.  Il est possible que l’environnement peut jouer un certain rôle – il prévoit clairement parfois un déclencheur pour les crises – mais les racines de la maladie sont d’origine génétique.

J’ai un chien qui a des crises

Traitement pour les crises

Chaque chien est différent, y inclus leur capacité à métaboliser les médicaments. Pour qu’une thérapie médicamenteuse soit efficace, la quantité de médicament dans le corps doit être constamment contrôlée et ajustée pour tenir compte de la chimie du corps de chaque chien individuel. Il n’existe pas deux chiens qui vont réagir de la même manière pour le même médicament dans la même dose. Donc, au départ, vous devez observer votre chien, communiquer avec votre vétérinaire, surveiller les niveaux sanguins de votre chien et ajuster le type ou la quantité de médicament administré en conséquence.

Les médicaments utilisés pour contrôler les crises:

Phénobarbital (PB)

  • les médicaments les plus couramment prescrits pour le traitement des crises
  • la plupart des chiens épileptiques peuvent être contrôlés efficacement avec PB seul
  • relativement peu coûteux
  • assez facile de maintenir les niveaux de sérum de PB avec des dosages quotidien de 2 ou 3 fois par jour
  • peu d’effets secondaires autres que certaines interactions avec le foie
  • les chiens sur phénobarbital ont besoin d’avoir leurs enzymes hépatiques testés tous les quelques mois avec les tests suivants ALT (SGPT), AST (SGOT), GGT, et Phosphatase Alcaline.
  • disponible sur ordonnance sous forme de comprimés en capsule et sous forme liquide

Le Bromure de Potassium (KBr)

  • devrait être considéré pour les chiens dont les crises sont considérées comme réfractaires (non contrôlée par une autre MAE (médicament anti épilepsie)
  • la combinaison de bromure de potassium et phénobarbital peut être utile pour les patients qui ne répondent pas suffisamment bien au phénobarbital ou primidone seul.
  • est l’anticonvulsivant de choix pour les chiens ayant une maladie du foie car il n’est pas traité par le foie
  • pratique pour les chiens souffrant de problèmes rénaux
  • efficace dans le contrôle de crises groupées
  • devrait être donné avec de la nourriture et pas sur un estomac vide
  • disponible sur ordonnance sous forme de comprimés en capsule et sous forme liquide

Kepra (Lévétiracétam)

Très utile si le phénobarbital et bromure de potassium ne sont pas assez pour contrôler les crises.

Peu d’effets secondaires et n’affecte pas le foie

 

Primadone (Mysoline)

  • se métabolise en phénobarbital dans le système des chiens.
  • peut également causer des dommages au foie.
  • Certains chiens qui ne répondent pas au PB répondront à Primadone.

Felbamate

  • souvent bénéfique pour les chiens qui sont résistants à PB et KBR.
  • peut également causer des dommages au foie.
  • extrêmement coûteux
  • exige un dosage toutes les 8 heures

Diazepam (Valium)

  • disponible comme une application injectable, orale ou rectale
  • bon choix pour arrêter des crises groupées ou pour interrompre un état de mal épileptique.

La Gabapentine

  • l’un des nouveaux antiépileptiques.
  • offre un potentiel intéressant pour une utilisation chez les chiens.
  • le plus souvent utilisé comme une drogue secondaire (ou de plus) pour aider à traiter les crises qui ne peuvent pas être contrôlées par les autres médicaments antiépileptiques seul.
  • a été recommandé par les neurologues reconnus par le Conseil de l’Ordre pour le contrôle des crises.
  • que partiellement métabolisé par le foie chez les chiens
  • peut être utilisé en combinaison avec des anticonvulsivants hépatiques métabolisés (par exemple le phénobarbital)
  • doit aussi être donné au moins trois fois par jour à des concentrations de médicaments sériques efficaces.
  • assez cher

Dilantin

  • actuellement non conseillé pour une utilisation chez les chiens pour contrôler les crises.

D’autres médicaments qui peuvent être utilisé: l’Acide Valproïque, le Zonisamide
Traitement alternatifs pour contrôler les crises:

  • Acupuncture
  • Implants de Perles en Or
  • Herbes chinoises
  • Remèdes homéopathiques et essences de fleurs
  • Alimentation
  • Supplémentation de vitamines et minéraux

Ces traitements peuvent être réalisés seul ou en combinaison avec des médicaments pour les crises traditionnels, mais il faut discuter avec votre vétérinaires sur toute décision que vous avez prise. Certaines méthodes peuvent se contredire ou se contrecarrer, et il est préférable de mettre votre vétérinaire au courant de tous vos protocoles. De plus, rappelez-vous qu’il est important de ne pas retarder un traitement rapide ou agressif pour les chiens ayant des crises graves. Pensez à utiliser les médicaments traditionnels dans un premier temps pour contrôler les crises et après d’intégrer des méthodes alternatives dans votre programme avec l’objectif de réduire la prise de médicaments de votre chien. Chaque chien est différent, pareil pour leur capacité à métaboliser des médicaments. Pour que toute thérapie médicamenteuse soit efficace, la quantité de médicament dans le corps doit être constamment contrôlée et ajustée pour tenir compte de la chimie du corps de chaque chien individuel. Il n’existe pas deux chiens qui vont réagir de la même manière pour le même médicament dans la même dose. Donc, au départ, vous devez observer votre chien, communiquer avec votre vétérinaire, surveiller les niveaux sanguins de votre chien, et ajuster le type ou la quantité de médicament administré en conséquence.

Conseils pour vivre avec un chien épileptique.

  • Ne laissez jamais seul votre chien EI avec d’autres chiens. Si votre chien avait une crise, les autres chiens pourraient l’attaquer.
  • Si vous devez laisser votre chien sans surveillance, mettez-lui dans un endroit où il ne peut pas se blesser accidentellement lors d’une crise (chuter dans les escaliers, renverser des articles instable ou lourd, tomber dans une piscine, etc.)
  • Si vous devez être loin de la maison et il n’y aura aucun adulte à la maison qui pourrait s’occuper du chien, assurez-vous de prendre des dispositions pour la surveillance et les soins appropriés pour votre chien par des personnes biens informés de son état, qu’ils soit informés sur la meilleure façon de prendre soin de lui, et à la fois désireux et capable de faire face à une crise si une se produisait.
  • Si vous avez des enfants, les instruire sur la manière de se comporter s’ils voient le chien avoir une crise pour leur propre protection ainsi que celle du chien. Ne laissez jamais de très jeunes enfants sans surveillance avec le chien.

Pourquoi devrais-je parler publiquement des crises de mon chien?

Personne qui a regardé, impuissant, leur animal de compagnie bien-aimé dans la prise d’un grand mal souhaiterait cette expérience à quelqu’un d’autre.  Mais sans savoir les chiens atteint dans un pedigree, les éleveurs sont voués à continuer de faire reproduire des porteurs avérées et d’autres apparentés proches, pour le malheur de ceux qui achètent des chiots de ces croisements.  Et donc, le cycle se répète.

La seule façon dont nous pouvons arrêter ce cycle est de commencer à partager des informations sur nos chiens atteints, d’une manière franche et honnête.  Certaines personnes qui ont grandi dans la « vieille école » des chiens de race, où l’on apprend à cacher les problèmes génétiques sous le tapis et loin de l’œil du public, seront probablement sceptiques à l’idée de diffuser les noms de chiens atteints et porteurs.  Il est important que nous changions cette tendance et qu’on aborde la question de l’échange d’informations sur l’EI (et d’autres maladies génétiques) d’une manière ouverte et solidaire.  C’est la seule façon pour nous de le maîtriser!

A qui dois-je parler de mon chien?

Il est très important que vous partagez les informations sur votre chien atteint avec les personnes qui ont un intérêt dans son pedigree.  De toute évidence, l’éleveur de votre chien est la première personne qui a besoin de savoir, dans le cas l’un des parents de votre chien est encore utilisé activement dans leur programme d’élevage.  Ensuite, en fonction de votre relation avec votre éleveur, vous devez coordonner vos efforts pour aviser le propriétaire de l’étalon ainsi que les propriétaires des frères et sœurs et demi-frères et sœurs.  Idéalement, la tâche de prévenir les propriétaires des frères et sœurs doit être fait par l’éleveur, car peu de propriétaires des chiots vont connaître ou avoir des relations avec les propriétaires des frères et sœurs de leur chien, donc c’est la raison qu’il est important d’avoir un éleveur honnête qui vous soutien pour aider.  Si par hasard votre éleveur n’est pas honnête ou qu’il ne vous soutien pas et vous indique qu’il ne veut pas partager cette information avec le propriétaire de l’étalon ni les propriétaires des frères, sœurs, demi-frères et sœurs, ça sera à vous de prendre contact avec les propriétaires que vous connaissez, pour leur donner l’information.   Ça sera délicat, mais l’information est importante, et on espère qu’ils seront reconnaissants que vous leur ayez dit la vérité.

Après les propriétaires des apparentés de votre chien, un autre lieu probablement également utile pour partager votre information et fournir des échantillons de sang serait les études de recherche sur l’épilepsie chez l’Aussie qui sont actuellement en cours.  IL EST IMPERATIF QUE NOUS AIDONS LES CHERCHEURS A NOUS AIDER, POUR SAUVER LE BERGER AUSTRALIEN QUE NOUS CONNAISSONS.  Les chercheurs vont garder vos données en toute confidentialité.

Un autre groupe de personnes avec qui vous devriez partager l’information est toutes les parties intéressées qui pourrait vous contacter pour faire de la recherche de pedigrees.  Comme mentionné ailleurs dans ce site, ces personnes sont le plus souvent honnêtement à la recherche d’informations pour les aider à prendre des décisions de reproduction éclairées, ils ne sont généralement pas dans une chasse aux sorcières.  Ils sont à la recherche d’informations, pas de munitions, et votre information peut être la seule pièce qui fait la différence !

Enfin, si vous connaissez les parents ou le pedigree de votre chien, envisagez de soumettre la documentation diagnostic de votre chien à la base de données ouverte sur la santé IDASH.

Protocole de diagnostic conseillé

Voici une liste de tests qui sont généralement faits pour aider à éliminer les causes ci-dessus avant qu’un diagnostic d’EI est atteint.  Remarque : dans certains cas, certains de ces tests ne peuvent pas être jugées nécessaires par votre vétérinaire pour parvenir à un diagnostic.

  • FSC y compris un BUN, ALT, ALP, & calcium
  • Le niveau de glucose sanguin à jeun et le taux de glucose sérique pour vérifier l’hypoglycémie
  • Panneau Thyroïde – C’est une bonne idée de faire un panneau thyroïde complet de 6 tests différents pour déterminer si votre chien est hypothyroïdie.  Les tests nécessaires sont le T3, T4, T3 libre, T3 et T4 auto-anticorps. Deux ou trois tests (ex. T4, T4 libre ou TSH) ne sont pas concluants pour l’hypothyroïdie.  Assurez-vous que la totalité des 6 tests énumérés sont exécutés. Des médicaments appropriés pour la thyroïde peuvent réduire ou éliminer les crises.
  • EEG, CT ou IRM pour voir s’il y a des résultats évocateurs d’une tumeur.

L’analyse du liquide céphalo-rachidien, à la recherche de l’encéphalite, la maladie de Carré et d’autres infections.

Aidez votre chien après une crise

Après une crise, votre chien peut être complètement désorienté et va tenter de rétablir les besoins de son corps ; la faim, la soif, le sommeil profond, l’aboiement et l’insécurité sont tous normaux.  Laissez votre chien boire librement et manger de petites quantités de nourriture ; mais évitez une consommation excessive de nourriture car cela pourrait déclencher des vomissements.  Si votre chien fait les cents pas ou semble désorienté, mettez-le dans une caisse confortable ou dans une petite pièce pour éviter les blessures jusqu’au retour de comportements normaux.  En cas de surchauffe due à des crises prolongées ou multiples, un ventilateur, une veste humide ou des compresses fraîches appliquées aux pieds et sur l’abdomen aidera à le refroidir.   Si vous avez plusieurs chiens, la séparation ou la protection pourra être nécessaire.  Un chien en crise peut déclencher l’instinct de « meute » dans lequel un animal blessé est attaqué.  Surveillez vos autres chiens dans cette situation.

Après une crise, votre chien peut présenter quelques-uns des comportements suivants : se cogner dans les murs et les portes, l’agitation, la décharge autonome et une cécité transitoire. Pour de nombreux propriétaires, cela est tout aussi anxiogène que la crise.  Il faut toujours restez calme – le comportement de votre chien est souvent le reflet de votre comportement.  Si votre chien est anxieux ou craintif, asseyez-vous et réconfortez-le.

Vous trouverez peut-être utile de donner à votre chien une petite dose de Rescue Remedy et/ou une petite quantité de glace à la vanille immédiatement après une crise.  La raison est que le Rescue Remedy a tendance à avoir un effet calmant sur le chien et la glace aide à restaurer le niveau de sucre dans le sang dans le corps du chien qui tend à baiser de manière drastique au cours d’une crise.  Non seulement c’est bon, mais remonter le taux de sucre dans le sang à un niveau normal peut aider à prévenir des crises supplémentaires.  Un faible taux de sucre sanguin peut lui-même provoquer des crises.  Si votre chien a un comportement pré-crise très évident et vous donnez un peu de glace avant que la crise se produit, cela peut parfois arrêter complètement la crise.  Vous pouvez dégeler la glace un peu en la laissant sur le comptoir pour un moment ou le « zapper » à la micro-onde brièvement.

Que faire si votre chien a une crise

 

  • Notez l’heure pour déterminer combien de temps la crise dure.
  • Gardez vos mains loin de la gueule du chien.  Le chien ne va pas avaler sa langue, mais peut involontairement vous mordre.
  • Tirez délicatement le chien par la peau du cou pour l’éloigner de dangers adjacents (escaliers, rues, piscine, cheminée, et fils électriques).
  • Si votre chien est sur une surface dure, une couverture ou quelque chose de doux sous la tête peut aider à éviter les blessures.
  • Gardez le chien le plus calme possible.  Des bruits forts ou tranchants peuvent prolonger ou aggraver la crise.
  • Enlever les autres chiens de la pièce, car ils peuvent perturber ou attaquer le chien en crise.
  • Enlever les enfants et autres animaux de la pièce pour leur sécurité et afin que vous puissiez vous concentrer sur le chien.
  • Si possible, prenez une vidéo de la crise ; les crises se produisent rarement dans le cabinet du vétérinaire et l’observation du comportement du chien peut aider le vétérinaire à faire un diagnostic précis.  Si vous avez déjà fait une vidéo mais le comportement du chien pendant les crises change nettement, il faudra faire une autre vidéo pour le vétérinaire.
  • Si la crise dure plus de cinq minutes ou si plusieurs crises courtes se produisent consécutivement, obtenez immédiatement une assistance vétérinaire.
  • Notez une description complète de la crise dans un journal de crises : la fréquence, la durée et la gravité, ainsi que des comportements anormaux associés à la crise.  Une description précise est importante, car il y a d’autres conditions avec des symptômes qui imitent des crises, comme les maladies cardiaques et/ou pulmonaires, la narcolepsie, la cataplexie, la myasthénie grave et des problèmes métaboliques.

 

Les causes potentielles de crises

o       Epilepsie primaire – également connu comme l’épilepsie idiopathique, génétique ou héréditaire.  L’épilepsie est supposé héritée quand aucune preuve diagnostic ne peut être trouvée pour expliquer la cause des crises.  Il s’agit d’un cas d’exclure toute autre possibilité.  La première crise chez un chien souffrant d’épilepsie primaire se produit généralement entre les âges de 6 mois et 5 ans.  L’âge d’apparition et l’historique familial peut suggérer une base génétique de l’épilepsie primaire s’il y a des antécédents familiaux de crises.

o       Crises secondaires –se réfère à des crises pour lesquelles une cause sous-jacente peut être déterminée.  Les causes possibles sont:

  • L’hypoglycémie (faible taux de sucre)
  • L’hypothyroïdie (thyroïde faible)
  • Réactions médicamenteuses chez les chiens porteurs de la mutation MDR1
  • Les infections provoquant des lésions cérébrales (telles que la maladie de Carré, la cryptococcose, etc.)
  • Toxicité (ingestion d’éclats de peinture au plomb, les insecticides, les poisons, etc.)
  • Tumeur du cerveau
  • Shunts porto-systémique.  Vaisseaux sanguins intestinaux mal acheminés qui contournent le foie (l’un des organes importants du corps qui désintoxique les déchets produit par l’organisme)
  • Malabsorption de cobalamine
  • Céroïdes-lipofuscinoses neuronales
  • Acépromazine – peut réduire le seuil des crises et ainsi provoquer une crise
  • Traumatisme

o       Chez les chiens de moins d’un an d’âge, les causes de crises les plus fréquemment trouvés peuvent être ventilés dans les catégories suivantes : dégénératives (maladies de stockage) ; développementale (hydrocéphalie) ; toxiques (plomb, l’arsenic, les composés organophosphorés, les hydrocarbures chlorés, la strychnine, le tétanos) ; infectieuse (maladie de Carré, l’encéphalite, et autres) ; métabolique (comme l’hypoglycémie transitoire, un déficit enzymatique, une insuffisance hépatique ou rénale) ; nutritionnel (thiamine, parasitisme) ; et traumatique (lésion aiguë).  Chez les chiens de 1-3 ans, un facteur génétique est le plus fortement suspecté.  Chez les chiens âgés de 4 ans et plus, les crises sont généralement trouvés dans les classes métaboliques (hypoglycémie, arythmie cardiovasculaire, l’hypocalcémie, la cirrhose) et néoplasiques (tumeur cérébrale).  Sous chaque catégorie d’âge (l’âge lorsque les crises se sont produites pour la première fois), les causes possibles (étiologie) sont répertoriées avec la plus probable en premier et la moins probable en dernier.

  • Moins d’un an
    • Anomalie : hydrocéphalie.
    • Inflammatoire:
      • Infectieuse – virale ; la maladie de Carré ; parasite ; bactérienne ; fongique
      • Immunitaire à médiation
    • Métabolique:
      • Hépatique – shunt porto-systémique ; thyroïdite auto-immune (stade précoce : TgAA positif) ; hypoglycémie ; problèmes électrolytiques
      • Toxique : vaccins simples ou combinés ; le plomb ; les médicaments ; autres expositions
      • Traumatisme : aiguë ; différé
      • Dégénératives : troubles de stockage
      • Epilepsie primaire (idiopathique)
  • Entre 1 an et 5 ans d’âge
    • Epilepsie primaire (idiopathique)
    • Inflammatoire:
      • Infectieuses – viral ; la maladie de Carré ; parasite ; bactérienne ; fongique
      • Immunitaire à médiation
      • Métabolique:
        • Hépatiques – dysfonctionnement de la thyroïde ; shunt porto-systémique, hypoglycémie ; problèmes électrolytiques
        • Anomalie : hydrocéphalie
        • Traumatisme : aiguë ; différé
        • Toxique : vaccins simples ou combinés ; le plomb ; médicaments ; autres expositions
        • Néoplasie : primaire ; métastatique
  • 5 ans et plus
    • Néoplasie : primaire ; métastatique
    • Métabolique:
      • Dysfonctionnement de la thyroïde ; hypoglycémie – insulinome
      • Hépatique – cirrhose ; problèmes électrolytiques
      • Vasculaire : ischémie focale – thromboembolie ; vasospasme
      • Hémorragie : hypertension, vascularite
      • Inflammatoire : infectieuses – viral ; la maladie de Carré ; parasite ; bactérienne ; fongique
      • Immunitaire à médiation
      • Epilepsie primaire (idiopathique)
      • Dégénérative
      • Toxique : plomb ; médicaments ; autres expositions

Je suis préoccupé par l’épilepsie primaire (héréditaire)

Liste de Ressources Rapides

Centre de Ressources sur l’Epilepsie Canine
Epi-K9 Liste de Discussion
Recherches en Cours sur l’Epilepsie chez l’Aussie
Trouvez un neurologue sur le site de l’American College of Veterinary Internal Medicine.  Faites défilier jusqu’à “specialty”, cliquez sur le menu déroulant, puis sélectionnez “neurology.”

Je crois que mon chien est en train de faire une crise. Est-ce l’épilepsie?

Bien que l’historique familial puisse être une forte indication du fait que les crises de votre chien sont susceptibles d’être de l’épilepsie primaire, la maladie est diagnostiquée normalement lorsque toutes les autres possibilités ont été éliminées – et il y a plusieurs autres conditions médicales qui peuvent parfois causer des convulsions. Si vous pensez que votre chien est en train d’avoir des crises, cliquez sur “Que faire si votre chien a une crise” pour un protocole conseillé à suivre pour aider votre vétérinaire avec le diagnostic.

Comment puis-je reconnaître une crise?

Les crises peuvent être très subtiles ou très évident, selon le chien et les circonstances. Tout comportement anormal qui est hors de caractère pour votre chien et qui semble être de nature neurologique, pourrait être considéré comme une crise.  L’activité de la crise peut être très différente de ce que vous attendiez normalement, à savoir : un chien qui tombe, la crispation ou la pagaie de ses membres.  Bien au contraire, une crise peut être quelque chose de très subtile comme un chien qui devient déconnecté pendant un moment, qui revient brusquement à la réalité ou un chien dont les pupilles se dilatent et qui commence soudainement à saliver sans raison apparente.  Toutes ces choses doivent être une source de préoccupation et doivent être surveillés pour une augmentation en fréquence ou des symptômes plus graves.  Si vous soupçonnez que votre chien peut être en train d’avoir des crises subtiles, discuter des circonstances avec votre vétérinaire, ou prenez rendez-vous avec un vétérinaire neurologue pour obtenir une évaluation plus précise.

Les crises surviennent en plusieurs étapes distinctes:

  • Le Prodrome – peut précéder la crise par des heures ou des jours.  Il est caractérisé par des changements d’humeur ou de comportement.
  • L’Aura – marque le début de la crise.  Les signes incluent l’agitation, la nervosité, un chien qui pleurniche, des tremblements, de la salivation, de l’affection, de l’errance, un chien qui se cache, courir hystériquement, et l’appréhension.
  • L’Ictus, la vraie crise – une période d’activité physique intense qui dure habituellement 45 secondes à 3 minutes.  Le chien peut perdre conscience et tomber au sol.  Il peut y avoir des grincements de dents, des mouvements frénétique des membres, une salivation excessive, des vocalisations, les pieds qui pataugent, et de la miction et la défécation incontrôlable.
  • Le Poste Ictus/Ictal – survient après la crise et peut être le seul signe de l’épilepsie que le propriétaire voit, en particulier car de nombreuses crises ont lieu la nuit ou tôt le matin.  Pendant quelques minutes à plusieurs jours après la crise, le chien peut être confus, désorienté, agité, ou ne répond pas, ou peut apparaître sourde et aveugle et manger ou boire excessivement.  A ce stade, l’animal est conscient, mais non fonctionnel.

 

Quels sont les différents types de crises?

  • Crise Focale ou Absence – ça peut être aussi simple que de regarder momentanément dans l’espace ou un mouvement bref de l’œil vers le haut sans perte de conscience.
  • Petit Mal ou Crise Partielle – les mouvements sont limités à une zone du corps, telles que des secousses musculaires, le mouvement d’un membre, le mouvement de la tête ou la flexion du tronc d’un côté, ou des tics faciaux. Le chien est généralement alerte et conscient de son environnement.
  • Crise Partielle Complexe – lors de cette type de crise, la conscience du chien est modifiée et il peut avoir un comportement bizarre tel que le un claquement des lèvres, la mastication, l’attrapage de mouches, l’agression, la vocalisation, courir hystériquement, se recroqueviller ou se cacher, tout cela chez un chien qui est autrement normal.  Les vomissements, la diarrhée, des douleurs abdominales, une salivation, la cécité, une soif ou un appétit inhabituel, se mordre les flancs sont d’autres signes.  Ces comportements anormaux peuvent durer quelques minutes à plusieurs heures et peuvent être suivi par une crise généralisée.
  • Grand Mal, Crise Généralisée ou Tonico-Clonique – ce type de crise commence par la contraction de tous les muscles squelettiques et une perte de conscience.  Le chien tombe normalement sur le côté avec les jambes étirées et la tête en arrière.  La respiration peut aussi arrêter (apnée).  C’est la partie tonique de la crise et c’est généralement de très courte durée et laisse la place rapidement à la phase clonique de la crise.  La phase clonique de la crise se caractérise par les jambes qui pagaient, la dilatation des pupilles, la salivation, la vocalisation, la mastication, la perte de contrôle de la vessie et des intestins.  Cette phase peut se produire pendant 1-3 minutes et est le plus souvent suivie d’une période d’agitation, un chien qui arpente, se heurt contre des objets et qui perd l’équilibre (période poste Ictal). Le chien est conscient, mais peut apparaître sourd, aveugle et désorienté.
  • Etat de Mal Epileptique – l’état peut se produire comme une crise continue durant 10 minutes ou plus, ou une série de crises multiples dans un court laps de temps sans période de conscience normale.
  • Crise Groupée – plus d’une crise dans un délai de 24 heures, parfois avec seulement de brèves périodes de conscience entre les deux.  Il peut être difficile de voir la différence entre un état de mal épileptique et une crise groupée, mais les deux sont considérés comme des situations d’urgence menaçant la vie.

Qu’est-ce que l’épilepsie primaire ? Pourquoi ça arrive ? Comment puis-je me renseigner à ce sujet?

L’épilepsie primaire, ou « épi » pour faire court, peut aussi être appelé épilepsie « idiopathique » (EI).  La maladie se caractérise par des crises répétées dans le temps qui ne peut être liées positivement à une cause spécifique par des tests de diagnostic ou examens. Ce type de maladie de crises est maintenant présumé être héréditaire mais dans certains cas, des facteurs environnementaux peuvent « déclencher » le début des crises.

Que puis-je faire pour aider à lutter contre l’épilepsie?

Comment la base de données publique de l’IDASH aide à lutter contre l’épilepsie?

Si les propriétaires soumettent des données sur les chiens épileptiques qui répondent aux critères de l’IDASH, cette information sera disponible indéfiniment pour quiconque fait des recherches de pedigrees.  Connaissant les chiens qui ont eu l’épilepsie et qui l’ont produit aidera les éleveurs à prendre des décisions de reproduction informées et cela mènera à la réduction des cas d’épilepsie.

Qu’est-ce que le service d’analyse de pedigree IDASH a à voir avec le contrôle de l’épilepsie?

Le Service d’Analyse de Pedigree IDASH de l’ASHGI fournit les éleveurs avec un moyen de déterminer le degré de risque que portent leurs chiens pour une variété de maladies héréditaires, ainsi que les défauts comme l’épilepsie.  Au début des années 1980, CA Sharp, le premier président de l’ASHGI, a commencé à recueillir des données de santé.  Ses archives et celles accumulées par l’ASHGI fournissent la base pour les rapports d’analyse de pedigree.  Sachant le niveau de risque qu’un chien a pour l’épilepsie ou l’un des autres problèmes hérités permettent aux éleveurs de prendre des décisions de reproduction éclairées.

Comment allons-nous sauver l’Aussie de cette maladie ?

Nous ne pouvons sauver l’Aussie de l’épilepsie que si nous travaillons ensemble pour le faire.  Cela signifie de soutenir  la recherche avec des échantillons et des dons – l’ASHGI a été un supporteur majeur de la recherche sur l’épilepsie chez l’Aussie et apprécie des dons pour cette cause.  Adhérer aux principes du programme 10-étapes de l’ASHGI.  Si vous êtes un éleveur, connaître le niveau de risque d’épilepsie de vos chiens reproducteurs et partagez cette information lorsque vous planifiez vos portées.